Que vous soyez croyant, spirituel, agnostique ou simplement attaché à votre propre vision de la vie, vos croyances peuvent occuper une place importante dans votre équilibre intérieur.
Croire en Dieu, croire en la vie, croire au karma, à la réincarnation, en une force qui nous dépasse ou simplement croire que les épreuves peuvent avoir un sens : les formes de croyance sont nombreuses. Et elles ne sont pas forcément religieuses.
La question n’est donc peut-être pas seulement : « En quoi est-ce que je crois ? », mais aussi : « Que m’apporte cette croyance dans ma manière de vivre ? »
La croyance comme repère
Les religions ont, depuis des siècles, proposé des réponses aux grandes questions humaines : pourquoi sommes-nous ici ? Que devient-on après la mort ? Pourquoi souffrons-nous ? Comment donner du sens à notre existence ?
Le christianisme, l’islam, le judaïsme, l’hindouisme ou le bouddhisme proposent chacun des traditions, des récits et des pratiques différentes.
Mais cette recherche de sens peut également exister en dehors des religions.
Certaines personnes croient au karma et considèrent que nos actions ont des conséquences. D’autres croient en la réincarnation. D’autres encore pensent que chaque événement peut nous permettre d’apprendre quelque chose. Et certaines personnes ne croient en aucune dimension spirituelle, mais trouvent leur équilibre dans la nature, les relations humaines, la philosophie ou la confiance en la vie.
Ces visions sont différentes. Pourtant, elles peuvent avoir un point commun : elles donnent un cadre pour interpréter notre existence.
Lorsque la croyance aide à traverser une période difficile
Face à une séparation, un deuil, une maladie, un changement professionnel ou une période d’incertitude, nous cherchons naturellement à comprendre ce qui nous arrive.
Une croyance peut alors devenir un point d’appui.
« Je vais réussir à traverser cette période. »
« Cette épreuve va m’apprendre quelque chose. »
« Je ne suis pas seul. »
« La vie va finir par retrouver son équilibre. »
Ces phrases ne constituent pas nécessairement des vérités objectives. Elles peuvent néanmoins modifier la façon dont une personne regarde ce qu’elle traverse.
Les recherches en psychologie montrent d’ailleurs que certaines formes de religiosité et de spiritualité peuvent être associées au bien-être psychologique, notamment lorsqu’elles favorisent l’espoir, le sentiment d’être soutenu ou la capacité à donner du sens aux événements.
L’Organisation mondiale de la Santé s’est également intéressée à la place des croyances personnelles, de la spiritualité et de la religion dans la qualité de vie, en considérant notamment la recherche de sens, de but et d’accomplissement.
Jung et la nécessité de donner du sens
Cette question intéressait particulièrement Carl Gustav Jung.
Pour Jung, la dimension symbolique et spirituelle de l’être humain ne pouvait pas être simplement écartée. Les mythes, les symboles, les rêves et les croyances participent à la manière dont l’être humain comprend son existence.
Jung s’est notamment intéressé à la religion non seulement comme ensemble de dogmes, mais comme expérience intérieure et comme moyen pour l’être humain de se confronter aux grandes questions de l’existence.
Cette approche rejoint une idée intéressante pour la kinésiologie : ce que nous croyons peut influencer la manière dont nous percevons une situation, nos émotions et notre façon d’y réagir.
Cela ne signifie pas que nos croyances contrôlent tout, ni qu’une croyance peut expliquer ou résoudre à elle seule une difficulté. Cela signifie simplement qu’une même situation peut être vécue très différemment selon le sens que nous lui attribuons.
Et si nos croyances pouvaient aussi nous limiter ?
Une croyance n’est pas forcément positive simplement parce qu’elle est une croyance.
« Je dois toujours être fort. »
« Je ne mérite pas d’être heureux. »
« Je dois faire plaisir aux autres. »
« Je ne peux pas réussir. »
« Dans ma famille, on a toujours été comme ça. »
Ces représentations peuvent devenir de véritables filtres à travers lesquels nous regardons notre vie.
La psychologie s’intéresse d’ailleurs aussi aux conflits et aux difficultés liés aux croyances religieuses ou spirituelles. Certaines croyances peuvent apporter du soutien, tandis que certaines formes de lutte spirituelle peuvent au contraire augmenter la détresse.
La question n’est donc pas de savoir si une croyance est « bonne » ou « mauvaise ».
Il peut être plus intéressant de se demander :
Cette croyance m’aide-t-elle à avancer ?
Me donne-t-elle de l’élan ou m’enferme-t-elle ?
Est-ce réellement ma croyance, ou est-ce quelque chose que j’ai appris ?
En kinésiologie : explorer ce qui se trouve derrière la croyance
En séance de kinésiologie, il peut être intéressant d’explorer les croyances qui accompagnent une situation : croyances personnelles, familiales, éducatives ou culturelles.
L’objectif n’est pas de dire à une personne ce qu’elle doit croire.
Au contraire, il s’agit plutôt de créer un espace où elle peut observer ses propres représentations et prendre conscience de ce qui lui appartient réellement.
Car derrière une croyance se trouve parfois une émotion, une peur, une loyauté familiale ou une ancienne expérience.
Et parfois, simplement prendre conscience de cette croyance permet de commencer à envisager les choses autrement.
Croire en Dieu, au karma, à la réincarnation, en la nature, en soi-même ou simplement en la possibilité que demain soit différent : chacun possède sa propre manière de donner du sens à son existence.
Peut-être que l’essentiel n’est finalement pas de savoir qui détient la vérité, mais de comprendre ce qui nous permet de vivre avec davantage de sens, de cohérence et de liberté.
Car nos croyances peuvent devenir des murs.
Mais elles peuvent aussi devenir des portes.


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