« La maladie commence à l’instant où l’on justifie par l’extérieur le malaise intérieur. »
— Samuel Hahnemann
Prenions quelques instants pour écouter ce qui se passe réellement à l’intérieur de nous ?
Nous avons parfois tendance à chercher immédiatement une explication extérieure à ce que nous ressentons : une situation, une personne, une difficulté professionnelle, une relation, un changement dans notre quotidien… Pourtant, il arrive que ce qui nous dérange à l’extérieur fasse également écho à quelque chose de plus profond.
Cette citation attribuée à Samuel Hahnemann invite justement à s’interroger sur cette relation entre notre monde intérieur et ce que nous vivons au quotidien.
Quand l’extérieur devient le reflet de l’intérieur
« C’est à cause de mon travail. »
« C’est cette personne qui me met dans cet état. »
« Depuis que cette situation est arrivée, je ne suis plus comme avant. »
Nous avons tous, à certains moments, ce type de réflexion.
Bien sûr, notre environnement influence notre quotidien. Certaines situations sont réellement difficiles et peuvent générer du stress, de la frustration, de la colère ou de la tristesse.
Mais une autre question peut parfois être intéressante :
Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez moi ?
Cette question ne consiste pas à culpabiliser. Elle permet simplement de déplacer le regard.
Au lieu de chercher uniquement ce qui, à l’extérieur, provoque notre inconfort, nous pouvons nous intéresser à ce qui se passe à l’intérieur de nous : une peur, une attente, une difficulté à poser une limite, un besoin qui n’est pas exprimé, une ancienne habitude ou encore un conflit entre ce que nous souhaitons réellement et ce que nous pensons devoir faire.
Le corps comme espace d’écoute
Notre corps accompagne chacune de nos expériences.
Une émotion peut modifier notre respiration. Une contrariété peut créer une sensation de tension. Une période de pression peut nous donner envie de ralentir. Une bonne nouvelle peut, au contraire, apporter une sensation d’ouverture et de légèreté.
Sans chercher à interpréter systématiquement chaque sensation, il peut être intéressant de porter davantage attention à ce que notre corps nous fait ressentir.
Prendre quelques secondes pour se demander :
« Qu’est-ce que je ressens réellement ? »
« De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »
« Qu’est-ce que j’essaie peut-être de ne pas regarder ? »
Cette écoute peut ouvrir un espace différent, plus personnel, dans lequel il devient possible de mieux comprendre certaines réactions et certains fonctionnements.
Écouter avant d’attendre que cela déborde
Nous savons souvent lorsque quelque chose ne nous convient pas.
Mais nous pouvons aussi apprendre à vivre avec.
Nous repoussons une décision. Nous acceptons encore une fois quelque chose qui ne nous convient pas. Nous gardons pour nous ce que nous aimerions exprimer. Nous continuons parce que « ce n’est pas le moment ».
Puis, progressivement, la fatigue s’installe, l’irritabilité augmente, l’envie disparaît ou une sensation de décalage devient plus présente.
L’objectif n’est pas de chercher une signification à chaque sensation corporelle. Il est plutôt de ne pas attendre d’être complètement dépassé pour se demander ce qui se passe en soi.
L’écoute de soi peut commencer très simplement.
Un temps de pause.
Une respiration.
Une sensation que l’on remarque.
Une émotion que l’on accepte de nommer.
Une question que l’on ose enfin se poser.
Que peut apporter la kinésiologie dans cette démarche ?
La kinésiologie propose un temps pour ralentir et porter attention à ce qui se passe en soi.
La séance permet d’explorer différentes dimensions de votre vécu et de mettre en lumière certains décalages entre ce que vous pensez, ce que vous ressentez et la manière dont vous avancez dans votre quotidien.
L’objectif n’est pas de chercher une cause à tout prix, ni de donner une interprétation toute faite à une sensation.
Il s’agit plutôt de vous permettre de retrouver un espace d’écoute et de réflexion, afin que vous puissiez prendre davantage conscience de ce qui vous correspond réellement.
Cette démarche peut notamment être intéressante lors d’une période de changement, d’une transition professionnelle, d’une difficulté relationnelle, d’un sentiment de blocage ou simplement lorsque l’on ressent le besoin de faire une pause et de prendre du recul.
Et si vous commenciez par vous écouter ?
Nous cherchons souvent des réponses à l’extérieur : auprès des autres, dans notre environnement, dans nos habitudes ou dans les circonstances que nous traversons.
Et si une partie de la réponse commençait simplement par une écoute différente de nous-mêmes ?
La citation attribuée à Samuel Hahnemann peut alors devenir une invitation plutôt qu’une affirmation :
Et si, avant de chercher pourquoi une situation nous dérange, nous prenions le temps de comprendre ce qu’elle vient réveiller en nous ?
Écouter son corps ne signifie pas tout interpréter.
Écouter ses émotions ne signifie pas leur obéir.
Écouter son ressenti signifie simplement leur laisser une place.
Parfois, quelques minutes d’attention suffisent pour faire émerger une évidence que nous avions mise de côté depuis longtemps.
Votre corps parle. Encore faut-il lui laisser suffisamment de silence pour l’entendre.


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